Pages

Affichage des articles dont le libellé est garance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est garance. Afficher tous les articles

dimanche 7 mars 2010

Déboires aux longues rênes en carrière avec Garance

Jusque là, j'avais surtout pratiqué les longues rênes en rond de longe, et les choses étaient relativement simplifiées par le fait que l'endroit était clos et ne permettait pas d'autres distractions potentielles vers l'extérieur pour les chevaux. Ceci est très bénéfique pour l'éducation des chevaux aux longues rênes, mais celà ne représente pas la réalité du terrain, lorsque les chevaux sont ensuite confrontés aux perturbations possibles d'autres environnements plus vivants comme la carrière.

Avec Garance, qui commence à être bien mise aux longues rênes en bitless dans le rond de longe, je me suis risqué depuis 2 jours à la sortir en carrière. Il m'est très vite apparu évident que de nouvelles difficultés allaient se profiler à l'horizon. La jument qui est un peu sur l'oeil de nature (bien que très assagie avec l'âge : 15 ans), était beaucoup moins en avant et plus flottante qu'à l'accoutumée. Je commençait par lui demander de décrire des cercles au pas autour de moi (pas exactement en faite, disons plutôt que je parcourais en même temps qu'elle, le cercle sur une piste intérieure à celle qu'elle empruntait). La jument étant posée, je la guidait ensuite sur la carrière entière en lui demandant toutes sortes de figures.

Celà se passait plutôt bien et je tentais alors de la mettre au trot. Après quelques cercles dans le fond de la carrière (endroit qui a tendance à stresser tous les chevaux), la jument a montré des signes d'inquiétude en regardant à l'extérieure du cercle. Nous étions à main gauche quand tout à coup, en un éclair, la jument s'est mise face à la lice de la carrière (à droite) ; j'ai tenté de la remettre sur le même cercle en insistant de la rêne gauche (qui était passée derrière la croupe) et en me portant vers la droite (face à elle), pour l'inciter à refaire demi-tour. Au lieu de suivre cette rêne, la jument a alors pris peur de ma position et s'est acculée en pivotant sur elle même, mais toujours dans le même sens (s'emmêlant ainsi complètement dans ma rêne gauche), et en reculant précipitamment dans une fuite en arrière incontrôlée. Naturellement, j'étais pendu aux rênes, et celà ne fît qu'accentuer son acculement !! Je nous voyais très mal barrés, et commençait à me demander comment celà allait se finir ... Heureusement, la jument finit par se rendre compte qu'elle reculait tout droit vers un obstacle et finit par se figer. Mes "Hoo ho, hooo lààà" étaient sans doute appropriés, mais je ne sais pas s'ils furent déterminants dans cette heureuse issue. Je m'approchais alors prudemment d'elle pour ne pas l'effrayer à nouveau et ainsi pouvoir la libérer de ses tortillons en la caressant chaleureusement pour la féliciter de sa bonne réaction ( pour s'être arrêtée sans plus de panique ).

Après cet épisode malheureux, qui malgré tout causa plus de peur que de mal ( par chance ), j'ai fini la séance en étant plus sage dans mes demandes et un peu moins gourmand. Je l'ai gardé au pas presque jusqu'à la fin, ne lui redemandant le trot qu'après l'avoir remise en confiance, et dans l'autre bout de la carrière (près de la sortie) , là où elle est d'ordinaire plus rassurée.

Après cette séance, j'ai presque failli remettre en question l'intérêt des longues rênes et les classer au rang d'instruments plus dangereux qu'utiles. Pourtant, j'ai choisi de me remettre en question moi-même et d'essayer de comprendre ce qui s'était passé. C'est d'ailleurs en écrivant ces lignes que j'ai pu analyser au mieux mes erreurs ( merci le blog !!! ) . Aujourd'hui, j'ai compris que les longues rênes n'étaient en faite que la partie immergée de l'iceberg que constitue l'art de les manier. Non seulement le dresseur dispose de ses mains et de la voix comme aides principales, mais je pressens qu'une bonne partie du secret du bon emploi des longues rênes réside dans le fait qu'il ne faut surtout pas négliger le positionnement du dresseur par rapport au cheval. De même que pour la longe, le dresseur doit toujours se trouver en arrière du cheval pour le pousser en avant . Ceci implique qu'il ne doit à aucun moment se diriger vers l'avant main du cheval tant que celui cî est en mouvement, quelque soit la raison, et encore moins dans les moments de pagaille, au risque de provoquer des troubles encore plus importants. Dans toutes les situations, le salut se situe en direction de l'arrière main. C'est toujours en poussant le cheval dans ses rênes qu'on pourra en récupérer le contrôle.

Je tire également de cet incident l'enseignement qu'il vaut mieux passer la rêne extérieure sur le dos du cheval plutôt que derrière la croupe, lorsque celui cî est sur l'oeil et qu'il risque de paniquer (on a moins de risque de le saucissonner s'il venait à prendre peur).

De même, lorsqu'on travaille de manière plus rapprochée du cheval ( derrière lui), il faut veiller à suivre les plus petites déviations de l'arrière main, et corriger la direction qu'il emprunte en l'encadrant dans les rênes. Il faut bien évidemment se tenir à distance respectable de sa croupe, pour s'épargner d'éventuels coups de pieds, sans être trop loin de lui non plus, pour pouvoir se remettre en ligne rapidement avec lui lorsqu'il échappe de l'arrière. Enfin, lorsque le cheval se bloque et ne veut plus avancer, il faut lui rendre les rênes pour qu'il puisse se porter en avant, l'encourager de la voix, si besoin lui faire battre les longues rênes sur les flancs et les cuisses, et en dernier recours le toucher de la cravache en dessous de la croupe. Le fait de lui faire sentir les rênes contre ses cuisses produit généralement un effet puissant pour le mettre en avant, le cheval s'engage alors au maximum et il faut veiller à ce qu'il ne se lève pas s'il persistait à s'acculer au lieu de se porter en avant.

Quoi qu'il en soit, le mieux est de toujours travailler les longues rênes dans un endroit clos (carrière ou manège), pour s'assurer que le cheval ne puisse pas s'échapper en emportant le flot des rênes, si le dresseur devait en venir à les lâcher.

jeudi 10 décembre 2009

Relèvement de la base de l'encolure

Aujourd'hui, après avoir travaillé Garance en carrière, en entrant à l'aire de pansage, j'allais descendre, quand j'ai voulu lui demander une mise en main en m'attachant à garder des mains fixes et au dessus de la bouche, j'ai réussi à obtenir une décontraction de la bouche suivie d'une cession de la nuque dans la légèreté. Mes mains, cessèrent immédiatement leur demande, mais en restant relativement hautes, de manière à ce que la jument conserve une attitude relevée. Ceci c'est fait à l'arrêt, jambes détendues, assiette profonde et dos ferme et bien redressé.

Une fois obtenu, j'ai rendu les rênes complètement pour qu'elle reprenne une attitude neutre, et quelques secondes après j'ai redemandé la même chose. La jument a encore une fois essayé de se soustraire à ma demande en arrachant un peu les rênes en bas et vers l'avant, comme si elle comprenait une demande d'extension d'encolure, mais mes mains fermes et mon dos bien fixe lui ont indiqué que ce n'était pas ce que j'attendais, et finalement elle a à nouveau décontracté sa bouche puis cédé dans sa nuque. Je l'ai évidemment chaleureusement récompensé.

Après 5 ou 6 séquences de ce type, la jument y répondait parfaitement, et je décidais de faire quelques pas dans cette attitude pour voir si j'arrivais à la fixer, et effectivement, la jument fonctionnait à merveille ainsi, dans une légèreté que je n'avais pas connu durant l'heure de travail précédente.

Je décidais alors de lui demander de reculer, toujours dans cette attitude et avec un contact très léger et relevé. La jument m'a alors gratifié de son plus beau reculer qu'elle ait pu faire jusqu'à aujourd'hui. Ses battues était parfaitement diagonalisées et sa trajectoire était idéalement droite, avec un contact identique sur les 2 rênes.

Je la remis en avant au pas en la félicitant bien et je l'arrêtais en lui rendant à nouveau toutes les rênes. En les reprenant et lui demandant de se tenir à nouveau, j'ai alors clairement senti ce que beaucoup d'auteurs mentionnaient dans leurs ouvrages sous le terme de "relèvement de la base d'encolure". La jument avait alors une attitude du devant beaucoup plus ferme que d'ordinaire tout en conservant une superbe légèreté. Je sentais clairement que cela était dû aux muscles releveurs de la base de l'encolure, c'est à dire ceux qui sont situés juste en avant du garrot, sur le dessus de l'encolure.

Lors de mes prochaines séances, je prendrais le temps après une détente classique, de lui demander cet exercice avant tout travail plus élaboré, car il conditionne apparemment pour beaucoup la qualité de ce qui suivra.

mercredi 9 décembre 2009

Le bitless maison en photos sur Garance (SF - 15 ans)

Voici Garance, jument SF de 15 ans, et accessoirement top modèle, qui nous présente la dernière collection bitless maison ... Enjoy ;)